Cet article sera un moyen/gros racontage de life, alors vous ne viendrez pas vous plaindre d'avoir perdu 1 minute de votre vie à le lire quelque chose d'inutile, vous êtes des lecteurs avertis.
La dernière fois j'eus une conversation avec ma très chère amie Laurence (aujourd'hui Londonienne ;-)) sur msn. Nous partagions notre honte de n'avoir jamais travaillé de notre vie, à part pour le stage de 4ème, alors que nous avons toutes deux 19 ans. Le fait que nous ayons vécu aisément toute notre vie, qu'on ait toujours dépensé sans compter les billets de nos parents, nous a partiellement aveuglées sur les contraintes de la vie active avec un papier calque rose bonbon.
J'ai une anecdote qui vous montrera mon inconscience absolue sur la vie des salariés Français moyens : je me rappelle d'une fois où j'étais allée à Carrouf avec ma famille et j'avais ramené une amie pour partager ma passion de cet hypermarché (oui j'avoue adorer faire les courses). Pendant notre shopping alimentaire, en voyant ma s½ur, mon frère et moi mettre tout et n'importe quoi dans le caddie sans regarder les prix, elle me dit « t'as trop de chance d'acheter ce que tu veux, nous en achète toujours la même chose en faisant attention». J'ai eu un déclic car pour moi « la nourriture c'est pas cher, en plus c'est vitale alors on peut en acheter autant qu'on veut ».
Cette anecdote peut vous laisser de moi l'image d'une gamine à la vision très étroite sur le monde. Ce n'est pas entièrement faux.
J'espère du fond de mes entrailles, que j'aurais au minimum le niveau de vie de mes parents plus tard car je ne parviendrais jamais à m'habituer à moins.
Something else : dernièrement mon chéri d'amour m'a dit « j'aimerais trop avoir la vie de tes parents, ils travaillent jamais. Ton père passe son temps à jouer aux cartes et ta mère à sortir ».
Si je ne bouge pas mon (joli) cul , tout ce qui me paraît aujourd'hui « normal », pourrait bien représenter un luxe inaccessible pour moi plus tard. J'ai beau dire ça mais je ne vais pas le faire pour autant car inconsciemment, j'ai toujours l'impression qu'il est facile de devenir riche. La meilleure chose que vous pouvez me souhaiter est qu'un jour, je me prenne une claque astrale dans la gueule pour me relever plus sainement.
Je crains le jour où mes parents cesseront de me nourrir à la cuillère et de me torcher le derrière. Adieu la belle vie et mes salutations à la vie rude sans couvaison.
Si je deviens pauvre car déshéritée dans 10 ans, je vous ferai part de mon état sociale via cet ordinateur qui sera devenu plus-qu'-obsolète et grâce au Wifi de Macdo. Mais je sais que ce n'est pas ce que vous me souhaitez ;-) .
Ce texte vous est illustré par une photo que je trouve trop jolie de ma cousine Johanna et qui m'a inspirée pour cet article.